Résumé EGLMW
Un coaching en ligne pour améliorer l’activité physique et la qualité de vie des patients dans l’après cancer du sein : gadget ou opportunité ?
Online coaching to improve the health and quality of life of breast cancer survivors:
L Vanlemmens (1), M A Brochard (2), F Le Gall (2), H Mocaër (1), D Cauchois (1), C Van Houtte (1),
E Bogart (1), E. Dormeuil (2), E Lartigau (1, 3)
(1) Centre Oscar Lambret, 3 rue Fréderic Combemale, 59020 LILLE
(2) Stimul, 173 rue de Paris, 93100 Montreuil
(3) Université de Lille, 2 Avenue Eugène Avinée, 59120 Loos
L’après cancer du sein
Activité physique
Coaching en ligne
Qualité de vie

Breast Cancer survivors
Physical Activity
Online coaching
Quality of life
Soins de support Autres
Contexte :
Vu les bénéfices démontrés de l’activité physique et sportive (APS) en oncologie, la DGOS-INCa a proposé d’intégrer l’AP, en priorisant l’après cancer. Or, de nombreux patient(e)s réduisent leur AP suite au diagnostic. Les facteurs influençant la pratique sont multifactoriels, incluant la capacité physique et psychologique, l’opportunité physique et sociale, et la motivation. Il nous semble donc nécessaire de mettre en place des interventions. Le Centre Oscar Lambret et la start-up StimuLab ont proposé aux patientes dans l’après cancer du sein un programme associant un coaching à distance par un éducateur médico-sportif (EMS) et l’apport d’un objet connecté.


Objectif :
L’objectif du programme est de favoriser l’autonomie des patients dans la pratique régulière d’une APS et d’améliorer ainsi leur condition physique. Nous souhaitions dans cette phase pilote évaluer la faisabilité, l’adhésion des patientes et mesurer l’impact sur certains critères fondamentaux.

Méthode :
Les patientes suivent un parcours d’APS sur une plateforme digitale dédiée. Un éducateur les accompagne pendant 4 mois, par téléphone et via l’application. Elles sont équipées d’une montre connectée permettant le suivi de leur activité, ainsi que d’autres données comme le sommeil. Une communauté est également mise en place pour leur permettre d’échanger entre pairs. Elles gardent ensuite accès à la plateforme numérique pour une prise en charge autonome. Une évaluation a été réalisée sur l’APS, la fatigue, la qualité de vie, par auto-questionnaires (respectivement Ricci-Gagnon, Pichot et échelle analogique EVA), remplis au démarrage puis à 4 mois, avec comparaison des données appariées par test de Wilcoxon.

Résultats :
Dans cette période test, 2 cohortes de 11 et 10 patientes ont bénéficié du dispositif de 6 à 9.2017 et 10.2017 à 1.2018.
Concernant l’adhésion au programme :
On constate une forte consommation des sessions d’apprentissage interactives avec 66% d’accomplissement des sessions. 90% des patientes ont commenté une discussion avec leurs pairs et leur éducatrice. 19 patientes ont connecté leur montre pour enregistrer leur nombre de pas, sommeil, etc.
Concernant les évaluations :
Les patientes ont significativement augmenté leur niveau d’APS (p=0.0035), avec une augmentation de 39%, 16% et 4% selon le niveau d’activité au démarrage (très peu actives/actives/très actives), et un niveau d’APS moyen/sem./patiente de 10.4 MET-H (vs 9 MET-H recommandés).
On constate une amélioration significative de leur qualité de vie (QV) (p=0.0486), respectivement de +4, +0.68 et +0.3 points chez les patientes ayant une QV au démarrage faible, moyenne ou élevée, ainsi qu’une diminution de la fatigue de 13.8% (p=0.0187).L’index de Masse Corporelle (IMC) a diminué de façon significative (p=0.004) avec diminution du poids respectivement de -0.87kg, -2kg, -4.33kg pour les patientes ayant au démarrage un IMC normal, en surpoids ou en obésité.

Conclusion :
L’expérimentation a montré la faisabilité d’un programme de coaching personnalisé par un EMS par une plateforme en ligne. Les 1ers constats sont très encourageants. Afin d’évaluer le bénéfice en qualité de vie sur le long terme, un essai PHRC-INCa a été déposé, randomisé national multicentrique, visant à évaluer l’impact d’un accompagnement personnalisé et à distance portant sur l’APS auprès de patient(e)s dans l’après cancer du sein. 1380 patientes sont attendues dont la moitié dans le programme. Une étude médico-économique est prévue.


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